Etat des
lieux
L’Ile-de-France a longtemps eu un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale et voit de nouveau son taux actuel se rapprocher de celui de notre pays.
Le résultat certain d’une politique malthusienne passée consacrée par le SDRIF 1994 qui voulait brider l’Ile-de-France pour développer le reste
de la France : le bridage s’est retrouvé dans les difficultés d’implantation de nouvelles entreprises en Ile-de-France sans pour dynamiser le reste de notre pays.
Au delà, dans le dialogue francilien interne, le constat est très dur : depuis de nombreuses années, le logement se développe à l’est et
l’emploi à l’est entraînant de plus en plus de migrations pendulaires de ses habitants qui y sacrifient une grande partie de leur qualité de vie.
Si on y rajoute une vision passée de l’entreprise souvent considérée plus comme un ennemi que celle qui crée l’emploi, on comprend toute la
difficulté de notre tissu économique.
Des problématiques
Le contexte mondial rend notre industrie francilienne très fragile. Faut-il s’y résigner ? Et l’évolution des prix du pétrole renchérissant
le coût de transport des produits ne va-t-elle pas modifier la règle actuelle des marchés ?
Par ailleurs l’emploi est toujours aussi difficile à dynamiser, l’emploi des jeunes notamment. Mais des solutions du type emplois tremplins, si
elles semblent séduisantes au premier abord, montrent vite leur inefficacité comme c’est vrai pour l’Ile-de-France qui n’a pu en créer qu’un peu plus de 2000 sur 4 ans. Une vision administrative
de l’emploi doit donc être dépassée pour rendre notre région plus efficace.
Des propositions pour la Seine-et-Marne
- Le rééquilibrage est-ouest
ne peut pas se décréter. Des mesures comme celles envisagées par la Région pour brider La Défense sont-elles à promouvoir ?
- Créer des grands
équipements structurants à l’est (comme le fut le grand stade à Saint-Denis) est une nécessité : un grand campus universitaire ? Un centre de Conférences ?
- Faut-il privilégier le
tissu des PME ou miser sur de grands groupes pour favoriser l’implantation d’activités dans notre département ?
- Faut-il faciliter
l’implantation de nouvelles zones d’activités ou restreindre la consommation d’espace sur le modèle du SDRIF voté en 2007 ?
- Le tourisme peut-il être un
support de développement important de la Seine-et-Marne ?
- La gestion des déchets
représente une vraie difficulté pour la Seine-et-Marne qui « importe » de nombreux déchets d’autres départements. Pouvons-nous en faire une activité créatrice ?
- L’agriculture est une
activité majeure en Seine-et-Marne. Comment la préserver et la rendre plus forte ?
Derniers Commentaires