Reflexions du NC77 sur les transports en IDF...

Publié le par nc77

Un état des lieux


La région est dotée d’infrastructures de transports collectifs de premier plan :

Elle est la deuxième plateforme aéroportuaire d’Europe, elle bénéficie de l’interconnexion avec le réseau TGV qui la relie à deux grandes capitales de l’Europe occidentale (Londres et Bruxelles), et de nombreuses infrastructures de transport : 210 km de métro, 1 400 km de RER et voies ferrées, 3 000 km de voies d’autobus, 2 100 km de routes nationales et d’autoroutes. Avec 70 ports, la région est également la deuxième plate-forme fluviale d’Europe


Quelques chiffres donnent l’ampleur de l’enjeu :

  • Trafic métro parisien : 4,5 millions de personnes / jour
  • Trafic bus : 3,5 millions de personnes / jour
  • Trafic RER : 2 millions de personnes / jour, pour lesquels un marché a été passé par la SNCF pour le changement des rames de RER auprès de la société canadienne Bombardier 1,85 Md €.

Une compétence prioritaire de la Région:

La Région est depuis 2004 l’autorité en charge des transports en  Ile de France via le STIF. C’est là l’un de ses plus gros enjeux.


Des problématiques


Les choix de la Région doivent tenir compte de l’arrivée du projet du Président de la République qui a repris la main sur cette prérogative régionale avec le projet du Grand Huit, favorisant les liaisons banlieue-banlieue.

Par ailleurs, si transport rime avec transports collectifs souvent, ce chapitre ne peut pas faire l’impasse sur les besoins routiers et il ne faut pas oublier le blocage systématique des Verts à la région sur le transport routier individuel


Des propositions pour la Seine-et-Marne

-          Si la 4ème rocade à l’est de Paris est admise du bout des lèvres par la Région, les élus demandent d’inscrire une 5ème rocade désenclavant le provinois et reliant l’autoroute A6 à l’autoroute A4 diminuant d’autant le traffic sur la Francilienne. Est-ce utile ?

-          Le grand huit du projet gouvernemental ignore en grande partie la Seine-et-Marne en la longeant par l’ouest. Mais au SDRIF est prévu un transport en commun en site propre (TCSP) nord-sud sur le tracé de la Francilienne reliant Sénart à Marne-la-Vallée. Doit-il être supprimé ? Et des TCSP radiaux permettant le rabattement vers le grand huit et utilisant les axes est-ouest doivent-elles être mises en place ?

-          La Seine-et-Marne subit des transports en commun déficient et par ailleurs a le tarif carte orange le plus élevé. Quelle doit être la règle ?

-          Le déplacement individuel est important dans notre département de par sa structure et l’éloignement des transports collectifs de manière générale. Quelle doit être la priorité : consacrer l’essentiel des moyens à développer encore plus de transports collectifs de type bus ou aménager nos réseaux pour diminuer les temps de parcours ?

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D
<br /> Sur le secteur du Val de MArne la Vallée<br /> - construire une seconde sortie à la gare TGV de Chessy pour qu'elle puisse mieux s'insérer dans la ville en cours de construction,<br /> - développer les transports en commun en augmentant la capacité et les conditions de transport sur la ligne A du RER et les lignes de bus locales (accompagner la forte croissance démographique du<br /> secteur)<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Il existe aujourd’hui une connexion TGV entre Melun et Chessy-Marne la Vallée. Par contre, les Franciliens ne bénéficient pas de cette liaison. Il serait intéressant, à moindre frais, de faire<br /> rouler des transiliens, des trains de banlieue ou des RER sur ce tronçon. On pourrait donc créer une liaison transversale sans dépenser des millions d’euros.<br /> <br /> La Seine et Marne est un département où la logistique tient une place très importante. Mais la très grande majorité de cet activité se fait par la route pour l’instant. Il est donc important de<br /> favoriser le ferroutage mais aussi le transport par les voies fluviales.<br /> <br /> Les Franciliens attendent que l’on améliore les transports existants. Le problème est que les villes-gare de RER se développent rapidement (exemple Bussy Saint-Georges) et que les politiques en<br /> place n’ont pas anticipé le besoin. Les semaines à venir s’annoncent difficiles dans les transports en commun.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> LES TRANSPORTS<br /> <br /> Il est évident que la liaison nord-sud du département ainsi que l’amélioration des conditions de transports existants sont la priorité.<br /> <br /> Transport en commun<br /> <br /> - le projet de TCSP entre les villes nouvelles de Marne la Vallée et Sénart doit être maintenu. Il est complémentaire de grand huit gouvernementale et devrait même être prolongé jusqu’à Roissy (les<br /> réserves foncières existent déjà le long de la Francilienne). Ma réflexion s’inspire du même principe complémentaire que celui qui va régir la proche banlieue entre le grand huit et le réseau ferré<br /> proche banlieue prévu à la région<br /> - amélioration des conditions de transport actuellles<br /> . RER D (régularité et sécurité) notamment jusqu’à Tournan<br /> . RER E idem jusqu’à Meaux<br /> . RER A . De nouveaux habitants viennent s’installer massivement à Marne la Vallée. Il est utopique de vouloir désengorger cette ligne sans un meilleur équilibre emploi habitat sur le secteur et la<br /> mise en place des liaisons inter-banlieues prévues dans le cadre du Grand Paris et de la rocade banlieue (projet de la région). En attendant la généralisation des rames à 2 niveaux et si possible<br /> une légère augmentation des cadences est nécessaire.<br /> L’amélioration des RER E et D peut également contribuer à éviter les reports sur la ligne A.<br /> - le schéma des transports en bus doit être revu pour améliorer le maillage du département et les sites propres des principales agglomérations : études de rentabilité de trams intra agglomération<br /> communautaire.<br /> - Enfin la sécurité doit être vue dans le cadre général de la politique régionale<br /> - La tarification des zones doit être revue (2 ou3) ou « Passe Ile de France »<br /> <br /> Transport routier<br /> <br /> La Francilienne et l’A4 sont les points noirs dans le département.<br /> La Francilienne par le nombre croissant de camions. Pour résoudre cette question je suis plutôt favorable à ce que la région soit partie prenante dans le développement du ferroutage dans le cadre<br /> du réseaux national qui doit être développé. Une 5ème rocade ne me parait pas souhaitable pour le moment. La question du désenclavement du Provinois est-il vraiment d’actualité dans ces terres<br /> agricoles ? Je serais plus favorable à une dérivation de l’A5 entre Montereau et Provins.<br /> Les efforts doivent porter sur la 4ème rocade notamment entre Meaux et Melun par la mise à 4 voies de la N36.<br /> L’A4 voit presque un équilibre de circulation entre le sens Paris/ Province que Province Paris. Mes remarques sur le RER A valent pour l’ A4 en terme d’équilibre emploi habitat.<br /> Enfin dans le cadre de l’évolution du parc automobile vers l’électrique, la Seine et Marne se devrait d’être pionnière dans l’aide à l’installation de bornes de recharges des batteries.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Aujourd’hui, l’organisation des transports en Ile de France ainsi que la politique tarifaire ne sont plus adaptées et doivent être concordantes avec la réalité des franciliens et des seine et<br /> marnais en particulier.<br /> Ainsi, les liaisons à l’extérieur de Paris sont très souvent en radiales c'est-à-dire que pour des déplacements de banlieue à banlieue les usagers sont obligés de transiter par Paris pour rejoindre<br /> leur destination. Les seine et marnais en souffrent particulièrement : il faudrait un aménagement du territoire plus harmonieux qui favoriserait le développement économique et l'emploi grâce à des<br /> liaisons transversales. Actuellement, elles sont quasi inexistantes.<br /> A cela s’ajoute une politique tarifaire complexe et peu incitative à l'utilisation des transports en commun. Le pass Navigo revient à 130 euros par mois pour les zones 1 à 6 et les formules de<br /> ticket proposées ne répondent pas aux besoins des usagers. Ainsi, les promesses des régionales de 2006 ont été oubliées (exemple : le pass navigo unique à 60 euros). De même, la création d’un<br /> ticket unique valable pour l’ensemble des transports en commun pour une durée déterminée (par exemple : 1 heure) serait de nature à inciter les usagers à prendre les transports publics plutôt que<br /> leur voiture.<br /> <br /> <br />
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