Réflexions du NC77 sur le logement en IDF...
Etat des lieux
L’Ile-de-France ne construit pas assez de logements pour faire face aux besoins de sa population.
La SDRIF de 1994 prévoyait la construction de 53 000 logements par an là ou péniblement 43 000 ont été construits en moyenne.
Le nouveau SDRIF en prévoit 60 000 et le Président souhaite que ce chiffre passe à 70 000. Mais l’an passé seuls 40 000 ont été commencés.
Les raisons de ce blocage sont connues : un SDRIF limitant peut-être trop la consommation d’espace, la raréfaction du foncier, les difficultés pour un Maire à faire sortir un projet aujourd’hui, … et par ailleurs on constate une migration du centre de l’agglomération vers la périphérie organisant une migration Paris->Petite couronne et Petite couronne -> Grande couronne.
Des problématiques
Les programmes d’aides à la production de logement sociaux de l’exécutif sortant favorisent les communes les moins riches ce qui est généralement louable. Toutefois en matière de promotion et de production du logement social, est-il souhaitable de ne pas aider à la même hauteur les communes dites plus riches afin de les inciter à produire ces logements ?
La région exige, pour aider au financement de projets de renouvellement urbain, le respect de la reconstruction « Un pour Un » : soit un logement social reconstruit au même endroit pour un logement détruit. Au premier coup d’œil la règle semble normale. Mais comment imposer à des communes qui ont déjà plus de 50% de logement sociaux (comme Meaux) l’obligation de reconstruire au même endroit, réduisant d’autant le redéploiement de ces communes en concertation avec celles qui les entourent ?
Des propositions pour la Seine-et-Marne
- Il parait souhaitable de développer les mécanismes de location-accession essentiels surtout en zone rurale. L’accession à la propriété est un bon outil pour lutter contre la précarité et mérite d’être plus largement accompagnée car le potentiel locatif, social ou non, est plus faible en zone rurale.
- Alors que Paris reste toujours une zone d’emploi majeur, les coûts du logement font fuir les habitants vers la grande banlieue. Il parait nécessaire de rapprocher bassins d’emploi et bassins d’habitat. Cela implique une volonté de développement de nouveaux bassins d’emplois.